Interviews

Venez découvrir à travers quelques questions l'univers de certains auteurs qui se livrent à vous pour notre plus grand plaisir …

- CYRIL CARRERE

- THOMAS CLEARLAKE

Cyril Carrere

Bonjour à toutes et à tous! Aujourd'hui je viens vous parler de Cyril Carrere.

Un jeune auteur originaire de Nîmes, qui vit désormais à Tokyo. Cette fin d'année sera la sienne car nous allons voir  arriver dans nos rayons deux de ses livres.

Le premier roman, vient tout juste de sortir il s'agit du "Glas de l'innocence" que j'ai eu la chance de lire en Service Presse. Un thriller en plein cœur de la société japonaise, je vous invite à venir découvrir ma chronique soit sur ce blog ou sur ma Page Facebook "Les Mots de Lau".

Le deuxième roman "Grand Froid" sortira à la fin Novembre aux Editions Nouvelle Bibliothèque.

Merci Cyril d'avoir eu la gentillesse de m'accorder un peu de ton temps afin de répondre à mes questions.

1. Bonjour Cyril, merci d'avoir accepté ma proposition d'interview, peux-tu te présenter aux lecteurs et nous raconter qui se cache derrière l'auteur ?

Bonjour Laure et merci de m'avoir proposé cette interview, je suis ravi ! Pour faire simple et traditionnel, je m'appelle Cyril Carrere, déjà 35 printemps. Je suis né à Metz mais j'ai grandi près de Nîmes, dans un village qui s'appelle Caissargues. J'ai vécu en Angleterre et, depuis début 2018, je me suis installé à Tokyo avec ma femme, une ville incroyable dans un pays qui l'est tout autant. Je suis un grand passionné de sport, de sciences et nouvelles technologies. Je suis pharmacologue, mais mon parcours m'a conduit hors des laboratoires vers des postes de management. Je travaille aujourd'hui en tant que chef de projet pour le développement d'applications mobiles et web (tous secteurs).


2. Tu as été l'heureux finaliste du concours « Derrière les portes » sur la plateforme Fyctia présidé par B.A Paris pour ton livre le Glas de L'innocence (The Evil Society). Comment as-tu vécu ce moment ?

C'est un très bon souvenir. J'ai découvert Fyctia fin 2016, lors de la première édition du concours thriller VSD-Michel Bussi (remporté par Vincent Hauuy avec « Le Tricycle Rouge »). Je me suis inscrit à dix jours de la clôture des votes sur la plateforme, sans trop savoir comment tout ça fonctionnait. J'ai découvert une super communauté d'auteurs et de lecteurs, et un format qui pousse les participants à écrire et publier ses chapitres de manière très régulière. J'ai tout de suite accroché et ai décidé de m'inscrire au concours thriller suivant, présidé par B.A Paris. The Evil Society a fait un excellent parcours (classé 2e à l'issue de la phase de votes, et donc finaliste). Même si je n'ai pas gagné, j'ai été très content de voir que je pouvais mener un projet d'écriture à son terme et générer de l'intérêt autour de mon roman.


3. Nous nous rencontrons ce jour pour la sortie justement de ton premier roman, Le Glas de l'innocence raconte nous un peu l'histoire de ce livre qui est édité aux éditions Le Lys Bleu....

Après le concours « Derrière les portes », j'ai décidé de soumettre le manuscrit (The Evil Society) à plusieurs maisons d'édition, persuadé que ce polar un peu atypique, se déroulant au Japon, pouvait toucher un certain lectorat. Quelques mois plus tard, alors que je commençais justement la réécriture de ce livre (en prenant en compte les retours que j'avais pu avoir ainsi que l'évolution de ma plume au fil du temps), j'ai reçu une réponse positive des éditions Le Lys Bleu. Après avoir eu leur feu vert pour publier la nouvelle version, je me suis lancé dans ce manuscrit, qui a changé de nom pour s'intituler « Le Glas de l'Innocence ».


4. L'intrigue de ton livre se déroule au Japon, pourquoi avoir décidé d'écrire et d'orienter ton premier livre dans la culture japonaise ?

J'ai toujours été attiré par ce pays, cette culture. Le Japon est un pays que je connais bien, et que je veux faire découvrir à travers mes écrits. Les codes du polar japonais sont assez différents de ce qu'on a l'habitude de voir en Europe. C'est donc un double défi, mais l'idée est de continuer à écrire des intrigues se déroulant dans ce pays en essayant d'y amener plus de noirceur. 


5. La bonne surprise c'est que ce livre ne sera pas le seul à paraître. Prochainement, ton second roman « Grand Froid » qui lui aussi a été finaliste d'un prestigieux concours, le « Concours VSD RTL-Michel Bussi 2018 » à attiré l'attention des Editions Nouvelle Bibliothèque. Raconte-nous un peu le parcours de ce second livre et son histoire...

Grand Froid est un texte qui me tient particulièrement à cœur. Le concours VSD a démarré très peu de temps après « Derrière les portes ». J'avais déjà prévu d'y participer et j'avais une bonne idée de ce que je souhaitais proposer. Grand Froid a fait un super parcours (il s'est classé premier à l'issue de la phase de votes sur la plateforme Fyctia) et j'ai eu la chance d'avoir de nombreux lecteurs. Cela m'a porté et permis d'aller jusqu'au bout de mon manuscrit. Même s'il s'est incliné en finale, il a retenu l'attention de plusieurs maisons d'édition. La bonne nouvelle est donc que Grand Froid sera bientôt à son tour publié. Lorsque j'en ai fait l'annonce il y a quelques semaines j'ai constaté avec surprise que les lecteurs n'avaient pas oublié Lucas (le protagoniste principal) et ce thriller que j'ai vraiment hâte de partager !


6. La couverture de ce second livre est en préparation, parle nous de la collaboration avec l'auteur illustrateur qui va créer cette couverture, et quelles sont tes exigences ou tes souhaits sur le visuel que tu souhaites apporter aux lecteurs.

Le travail avec Brian Merrant vient tout juste de se terminer. Il a énormément de talent et j'ai vraiment hâte de partager cette couverture ! Elle est fidèle à l'ambiance du roman…


7. Quand et comment l'idée de te lancer dans l'écriture d'un roman est-elle apparue ?

J'ai toujours écrit dans mon coin. Quand j'étais ado, je remplissais des cahiers entiers d'histoires, sans pour autant les partager. Plus tard, j'ai continué à écrire sans pour autant penser que mes textes franchiraient les portes de ma chambre. C'est en découvrant une publicité pour la plateforme Fyctia que je me suis dit « pourquoi pas ? ».


8. Qu'elles sont tes sources d'inspiration ? Tu as eu l'occasion de parcourir plusieurs pays, tu parles plusieurs langues, t'inspires-tu dans tes écrits de tes voyages et des différentes cultures des régions que tu as visitées ?

De manière générale, j'essaie de puiser de l'inspiration dans les choses simples, les situations et les personnes que je rencontre au jour le jour. C'est vrai que j'ai eu la chance de pas mal voyager jusqu'à présent, et donc d'élargir ma définition de ce qu'est le quotidien. Ici au Japon, par exemple, tout est très différent de ce qu'on peut rencontrer ailleurs. J'ai la chance d'y vivre et de pouvoir partager ce que j'y vois, sans tomber dans les clichés que l'on peut avoir au sujet de ce pays et qui sont souvent faux. Je pense d'ailleurs creuser cet aspect à l'avenir et continuer à bâtir des intrigues qui s'y déroulent.

La lecture est aussi une source inépuisable d'inspiration. Tout y passe : romans, nouvelles, journaux (français, anglais, japonais). L'actualité est aussi là pour stimuler mon esprit et me faire réaliser que « la réalité dépasse souvent la fiction », comme on dit. J'essaie donc de ne pas me poser de barrières quand j'écris. 


9. Ton entourage proche constitue-t-il un soutien pendant la période où tu écris ou au contraire ressens-tu le besoin de t'isoler pendant cette phase ? Quels ont été tes premiers lecteurs et tiens-tu compte de leurs avis ?

J'ai plutôt tendance à m'isoler. J'aime bien écrire de nuit, au calme, tasse de café fumante à portée de main. Mon entourage reste bien sûr un réel soutien dans la mesure où il me met dans les meilleures conditions pour écrire. En dehors de la phase de rédaction, j'essaie d'échanger au maximum avec mes proches. Ma mère est une grosse consommatrice de polars/thrillers, son avis compte beaucoup pour moi. J'ai aussi rencontré des personnes formidables sur Fyctia. Ils ont été mes premiers lecteurs, et certains sont aujourd'hui de véritables amis avec qui je discute très souvent de notre passion commune pour l'écriture, des projets de chacun, etc.


10. Je crois savoir que tu es un gros lecteur avec une immense pile à lire qui déborde, raconte-nous ton dernier coup de cœur littéraire ? Le livre que tu lis actuellement ? Et le prochain, celui qui te fait de l'œil ?

Oui je lis énormément, c'est peu de le dire ! J'essaie en général de lire même lorsque je suis en phase d'écriture. Côté coup de cœur, je citerais « Maudite ! » de Denis Zott. Une intrigue menée tambour battant dans un Marseille plus noir que jamais. Vous ne serez pas déçus ! Sinon, je suis en plein dans la lecture de « Tokyo Vice », une plongée dans le Tokyo Underground des années 2000, écrit par un journaliste d'investigation américain ayant vécu plus de vingt ans au Japon, Jake Adelstein. Une mine d'or pour moi tant ce livre regorge d'informations (j'ai d'ailleurs pris contact avec l'auteur). Quant au prochain livre qui me fait de l'œil, je cite « La nuit de l'Ogre » de Patrick Bauwen, un auteur très sympa et nettement moins effrayant que ce qu'il écrit ! J. J'ai aussi « Organigramme » de mon ami Jacques Pons, qui m'attend de pied ferme, et « La chute du cafard », de Denis Zott.


11. Nous voudrions bien savoir sur quel support tu écris tes textes, est-ce exclusivement sur ordinateur ou t'arrive-t-il de sortir le cahier et le stylo ? Et en tant que lecteur, tu te situes où dans cette guerre entre le papier et le numérique ?

J'écris principalement sur ordinateur. Pour ce qui est du travail de préparation, intrigue, scènes, personnages... j'ai mon petit cahier fétiche à couverture noire que je trimbale partout et dans lequel je griffonne tout ce qui me passe par la tête.

En tant que lecteur, je préfère de loin (de très loin) la version papier d'un roman ! Il n'y a pas photo. Problème : habitant au Japon je n'ai pas l'occasion d'acheter des romans ici (et les frais de port sur Amazon me glacent le sang !). J'ai donc investi dans une liseuse et je me procure les versions numériques des livres que je veux absolument lire sans attendre le prochain retour en France (synonyme de ravitaillement en livres papier !J)


12. Quelles sont tes passions, ce qui te fait vibrer dans la vie (hors écriture et lecture) ?

Le voyage, le sport et l'information. Je pense que je ne peux pas passer 24h sans savoir ce qu'il se passe dans le monde. J'aime aussi la bonne bouffe. Je suis servi au Japon ! Même si les bons produits de chez nous me manquent :)


13. À toi de jouer, le mot de la fin est pour toi, je te laisse libre de nous dire ce que tu veux pour terminer cet entretien ...

Merci à toi Laure pour m'avoir donné l'opportunité de me présenter. Merci aussi à tous les fyctiens (qui se reconnaîtront) et à ceux qui liront cette interview, en espérant que cela vous aura permis d'en savoir un peu plus sur moi ainsi que sur mon univers. À très vite j'espère !


https://www.cyril-carrere.com/

www.lesmotsdelau.fr


Thomas Clearlake

Bienvenue pour le lancement de ma nouvelle page destinée aux INTERVIEWS !!!

Pour cette grande première c'est Thomas Clearlake, l'auteur de L'Essence des Ténèbres qui me fait l'honneur de répondre à mes questions.

Je vais ainsi essayer de vous faire découvrir par quelques questions l'univers de Thomas.

1. Peux-tu te présenter aux lecteurs, nous raconter qui se cache derrière l'énigmatique auteur que tu es ?

Derrière l'auteur... difficile comme question. Je ne sais pas. Qui sommes-nous vraiment ? Je crois que c'est la question essentielle que tout philosophe se pose. Je ne suis qu'auteur et rien d'autre, parce que je ne sais faire que ça, et que ça me prend quasiment tout mon temps. C'est ma réponse Laure.


2. Comment et quand as-tu su que tu voulais devenir écrivain ?

Quand j'ai commencé à lire Poe, Lovecraft, Maupassant puis Clive Barker, Umberto Eco, Koontz, sans oublier King bien sûr, et tous les autres maîtres du Thriller et de l'Horreur d'outre atlantique. Vers l'âge de 14 ans, j'ai commencé à griffonner, des poèmes, des petites nouvelles, et plus simplement mon avis sur les choses de ce monde.


3. T'arrive-il de douter ? et raconte-nous un peu tes rêves en tant qu'auteur … 

Le doute est indispensable. C'est le signe que tu avances, le signe du changement en toi. Lorsque tu doutes, c'est qu'il se passe des choses importantes, des routes que tu dois prendre et d'autres que tu dois éviter par exemple... mon rêve est de m'installer dans une grande et belle maison au cœur des montagnes rocheuses, au Canada, et de continuer à y écrire. Et si je peux me traduire et vendre des tonnes de livres, alors j'aurai atteint tous mes objectifs. 


4. Tu es un ghost writer depuis la sortie de ton premier livre « Les forêts d'Acora » pourquoi avoir choisi de ne pas dévoiler ton image ? Cependant, les lecteurs ont pu apercevoir récemment la diffusion d'une seule et unique petite photo de toi, pourquoi cette décision ? (photo que j'ai moi-même repris pour illustrer l'interview)


C'est vrai, j'ai choisi de ne pas « exister » en tant qu'auteur. J'aime écrire par-dessus tout. Et si je peux être lu, c'est déjà formidable en soi. Je crois que le métier d'auteur est la seule activité artistique qui puisse se passer complètement de l'artiste. Une fois que le livre est écrit, c'est aux lecteurs de lui donner vie dans leur esprit. C'est eux qui font presque tout le boulot. Pour un même livre, en fait, il existe autant de versions différentes qu'il y a de lecteurs. Ça se discute d'un point de vue philosophique mais je suis un lecteur moi aussi. Je lis les mots qui sortent de mon esprit, et s'ils me plaisent, je me dis : Hey ! C'est pas trop mal ce bouquin, continuons...

J'ai publié une photo sur mon profil d'amazon parce qu'il y a un minimum tout de même, il ne faut pas non plus que le lecteur se sente face à un mur. J'échange aussi beaucoup sur facebook avec les lecteurs, enfin le plus que je peux. L'essentiel pour moi est d'arriver à la fin de la journée et de voir que j'ai atteint mon quota de mots quotidien.


5. L'Essence des Ténèbres est ton premier Thriller, il est sorti au mois de Mai, et a déjà séduit pas mal de lecteurs, il a reçu de très bonnes critiques, que cela t'inspires-tu ? Cela t'encourage-t-il pour le prochain roman ?

Je suis très heureux de voir qu'il plaît aux lecteurs. C'est la plus belle des récompenses pour un auteur, et c'est très encourageant pour la suite, bien sûr. Je vais essayer de faire mieux avec mon prochain bébé : « Tréfonds », qui est en cours.


6. En parlant de l'Essence des Ténèbres, raconte-nous comment t'est venue l'idée d'écrire ce Thriller Fantastique sur fond de Terreur. Comment le processus se fait du début d'écriture à la fin ?

J'avais l'idée de « L'Essence des Ténèbres » qui tournait depuis quelques années en boucle au fond de ma tête, un peu comme un poisson noir dans un bocal. Il fallait que ça sorte. Et puis, le genre Thriller est vraiment passionnant à écrire, je veux dire, c'est juste monstrueux, ça peut t'empêcher de dormir, ou te réveiller même en pleine nuit pour allumer ton PC et te mettre à malmener ton clavier jusqu'au lever du soleil. Je ne sais pas si je pourrai écrire autre chose que du thriller maintenant.

Le processus peut se décomposer en cinq phases essentielles :

Phase 1 : Tu définis une contrainte, c'est-à-dire tu fixes un cadre pour ton roman, dont tu ne sortiras pas. Exemple : le genre, la texture, la couleur du roman, (Horreur, sombre, policier...) l'univers dans lequel tu veux poser ton récit, l'époque dans laquelle il va se dérouler, globalement le lieu de l'intrigue. Dans cette phase, tu conçois l'environnement, la nature du récit, ses caractéristiques principales.

Phase 2 : il faut un thème, quelque chose qui te tient à cœur (pour l'essence des ténèbres, c'était l'origine de la vie, et celle de notre espèce). Tu peux aussi penser à ajouter maintenant les ingrédients secondaires : amour, poursuites, action, philosophie, espionnage, ésotérisme... quelles vont-être leur proportion dans ta recette ?

Phase 3 : Une fois que tu as défini ce cadre, tu peux te lancer dans l'élaboration du récit et celle du personnage principal. Les deux sont liés. Parfois c'est le personnage principal qui va générer le récit, parfois c'est l'inverse, mais ils apparaissent bien souvent en interdépendance.

Le cours de l'histoire d'un thriller repose généralement sur une seule question : le personnage va-t-il survivre ?

Un bon récit est un récit dans lequel tu te sens bien, à l'aise. Si ton histoire ne te procure pas de plaisir à l'écriture, il faut tout de suite en changer.

Phase 4 : Il faut constamment instaurer la tension, qui doit monter crescendo. En ajoutant des détours dans le scénario, toujours dans l'action constante. Le thriller est un flux de sensations et d'émotions qui doit être alimenté à chaque page par la tension. Le lecteur se retrouve immergé dans un torrent, et il ne peut plus en sortir.

Mais là il n'y a pas de recette prédéterminée pour construire le contenu du récit, il faut faire appel à ton imagination...

Phase 5 : l'aboutissement de l'histoire. C'est là que tu vas répondre à toutes les questions. Oui, les personnages survivent (ou pas). Oui, ils sauvent le monde (quand il y a un monde à sauver). L'amour triomphe-t-il ? L'énigme est-elle élucidée ? La fin du roman doit être aussi une libération pour le lecteur, qui s'est attaché aux personnages, s'est identifié à eux. Selon moi, le dénouement du thriller doit absolument comporter une certaine dose de lumière (à plus forte raison si le roman est sombre). Il faut savoir que la nature humaine est fondamentalement positive. Une fin amorale ou complètement noire pourra être saluée par certains critiques, mais elle ne procurera pas la résolution de la tension et n'engagera pas le lecteur à lire d'autres livres de ta plume. Il faut un dénouement positif (ou avec un minimum de lumière), c'est logique lorsque l'on cherche à dénouer un scénario où la terreur domine. 


7. Je sais de source sûre que le prochain roman est en cours d'écriture et qu'il va s'agir d'un thriller cette fois-ci sans fantastique mais avec une tension horrifique importante, et vraiment très noir. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce nouveau livre ?

Le roman contiendra une part d'occulte et d'ésotérisme importante, de l'action et une intrigue policière sur fond de terreur bien sûr.

L'histoire est celle d'un flic, Luca Ferrand, lieutenant à la brigade criminelle de Paris. Il se retrouve mis à pied après une intervention sur un braquage qui tourne mal. Il sombre alors dans l'alcool. Un jour, il rencontre une jeune femme. Elle va lui demander de l'aide. Elle dit être poursuivie. Ils vont avoir tous les deux une aventure amoureuse.

Au matin, la jeune femme a disparu.

Quelques jours plus tard, Luca apprend qu'un corps vient d'être retrouvé gisant dans une benne à ordures... une jeune femme, décapitée.

L'autopsie révèle de multiples lacérations et cicatrices sur son corps qui ne laissent pas de place au doute : la victime s'adonnait à des pratiques BDSM extrêmes. À son poignet et sur le bas de son ventre, deux mystérieux tatouages, identiques à ceux que portait l'inconnue qu'a rencontré Luca...

Convaincu que la jeune femme assassinée et celle qu'il a aimé sont deux personnes différentes, Luca va se lancer dans une enquête qui va l'emmener au-delà de toute horreur, dans des lieux souterrains où le mal absolu règne en maître.

Dans ces abysses infernaux, avant de mener à bien son enquête, Luca va devoir survivre... et espérer revoir la lumière du jour.


8.Tu es un auteur qui aime écrire des romans dans plusieurs genres littéraires, Les Forêts d'Acora est un space opera de science fiction, L'Essence des ténèbres un thriller fantastique, celui en cours est un thriller horrifique... pourquoi cette volonté de changer de genre ? Et nous voulons savoir également quel est le genre que tu préfères écrire, celui où tu te sens le plus à l'aise ?

J'ai fait l'expérience du space opera par passion, plus jeune j'ai adoré lire Clarke, Asimov, Dick, Herbert, et naturellement quand je me suis mit à écrire, j'ai voulu commencer par la SF. La liberté totale de créer un univers complet et tout ce qui va dedans est ce qui m'a poussé à écrire ce premier tome SF. Il est actuellement en stand by, car je suis passé au Thriller.

Le Thriller est de loin mon genre favori. Parce qu'il entre en contact directement avec le lecteur, il le confronte à ses propres pulsions, à ses peurs, à tout ce qu'il garde caché en lui. Le thriller est une machine infernale qui pousse le lecteur hors de ses limites, en mode survie. C'est aussi un genre très ouvert qui offre la possibilité d'y inclure du Fantastique, Horreur, Psychologie, Espionnage... et tout une palette de catégories qui viennent donner de l'intensité au récit.

J'ai un projet dans le genre Dark fantasy, vraiment très très Dark. (peut-être une série, je ne sais pas encore) où l'Horreur et le Gore auront toute leur place.


9. Es-tu un écrivain qui travaille sur papier ou intégralement sur ordinateur ? Et en tant que lecteur es-tu plutôt livre papier ou numérique ?

Il m'arrive d'écrire sur papier quand je suis sans ordinateur, mais rien ne vaut un PC portable. Pour la lecture, j'ai un faible pour l'exemplaire papier, mais la tablette ou la liseuse sont hyper pratiques pour les déplacements. (avoir une bibliothèque entière qui tient dans la poche, avec une infinité de textes sous la main, c'est parfait pour la documentation). 


10. Aimerais-tu écrire un roman à 4 mains ? Si oui avec qui rêverais-tu de pouvoir le faire ?

Je n'y ai jamais réfléchi encore. Pourquoi pas ? Des auteurs comme Koontz, Ludlum, Barker seraient de bons équipiers je pense. Côté français : Loenbruck, Chattam et Sire Cédric sont des maîtres avec qui je signerais volontiers un one shot.


11. Raconte-nous or écriture et lecture qu'est ce qui te fait vibrer dans la vie ?

En dehors de l'écriture et de la lecture, il ne reste plus grand-chose !

J'aime le Jazz et le vieux Blues. Passer de bons moments à marcher en forêts. Le bonheur est dans la simplicité. Abandonner la confusion et l'agitation de la ville et la vraie dimension de la vie se révèle. Je vis en montagne dans un petit chalet, et les jours passent paisiblement, au rythme des saisons. 


12. J'ai le pouvoir de te donner une baguette magique pour changer un seul élément du passé que choisirais-tu de modifier ? Et un vœu à exaucer dans le futur lequel serait-ce ?

Je reviendrai vingt ans en arrière, à l'époque où je ne savais pas quoi faire de ma vie, et je me mettrai soudain à écrire mon premier roman.

Je fais le vœu de faire vibrer un maximum de lecteurs avec mes romans (quand je dis un maximum, c'est vraiment beaucoup, beaucoup) 😉.


13. Merci pour tes réponses Thomas, le mot de la fin est pour toi.... Je te laisse libre de nous dire ce que tu souhaites pour terminer cet entretien.

Le mot de la fin est un grand merci à toi Laure, et à tous les passionnés de lecture, les bloggeurs et les chroniqueurs (Laurent Fabre mon ami, c'est pour toi) qui passent leur temps à découvrir des textes, à tous ces explorateurs littéraires qui travaillent par passion, parfois des nuits entières... un grand merci à vous, et à tous les lecteurs, quel que soit leur genre de prédilection, merci de faire vivre les livres…