Le début de la faim

19/08/2018

Je suis partie à la découverte de la plume de Nil Borny avec son roman « Le Début de la Faim »

Titre : Le Début de la Faim, Premier tome

Auteur : Nil Borny

Éditeur : Auto-édition, paru le 15 Janvier 2018

Pages : 452

Prix : Broché : 19€ / Numérique : 3,99€


Alors là Mr Nil Borny ! Quelle histoire vous nous servez là ? Une chose est sûre ça envoie du lourd ! Amateur de chair (pas trop fraîche) vous êtes les bienvenus dans ce carnage sanguinolent. Un grand merci à l'auteur pour sa confiance, sa gentillesse et sa grande patience.


Une histoire riche, menée tambour battant aux multiples rebondissements. Nous allons suivre dans ce début d'intrigue grand nombre de personnages, ce qui sera très intéressant pour la suite de l'aventure. Au départ, nous apprenons à les découvrir dans leurs routines quotidiennes, chacun se livrant à ses occupations habituelles. Mais quand l'invasion commence, tout va se mettre à bouger et de nombreuses routes vont se croiser pour ces personnes aux différents caractères. L'épidémie se propage très vite et une nouvelle forme de zombie va se révéler bien plus puissante, ce qui va propulser nos amis dans des situations pour le moins compliquées.

On ne présente plus ces fameux zombies, il existe tellement de représentations que ce soient par les jeux vidéo, les séries TV, les films, les livres, ils sont omniprésents et d'un côté ils nous envahissent à leur manière. Je suis moi aussi, comme beaucoup, fan de la première heure, surtout par les jeux vidéo comme les incontournables Résident Evil, avec leurs héroïnes Jill Valentine, Claire Redfield, Rebecca Chambers... Aussi, quand j'ai commencé cette lecture j'espérais ne pas tomber dans les clichés et les scènes de déjà-vu. Je vous le dis tout de suite ce n'est pas le cas ! Je voulais être surprise, je l'ai été ! Nil Borny réinvente complètement sa vision du monde post-apocalyptique par invasion massive. Une histoire détonante et tellement bien menée que l'on se plonge complètement dans le récit. J'ai vraiment passé un super moment en compagnie de ces personnages dans des situations tantôt dangereuses tantôt loufoques. On passe de la peur, à l'espérance et aux sourires en un rien de temps. Cette couverture représente bien le livre, malgré les hordes qui tournent autour d'eux, les personnages n'en oublient pas pour autant de faire connaissance de devenir amis voir même de flirter et de tomber amoureux.

Les morts vivants sont bien décrits et les scènes d'attaques sont bien réalistes. Les zombies passent à table : du sang va gicler, des morceaux de chair vont être arrachés puis dévorés, des odeurs vont s'installer, des personnes vont se transformer pour devenir à leur tour de vraies bêtes affamées. Autant prévenir ! Les morsures et les scènes de banquet ne sont pas tendres, c'est de la grosse bouffe pour macchabées décérébrés et la transformation pour les malheureux n'aura rien d'une douce partie de plaisir. L'armée est également au cœur de l'intrigue avec de nombreuses expérimentations validées par un ministère de la Défense totalement inconscient.

Au-delà de cette agitation, l'auteur a su instaurer une tout autre ambiance, il y a beaucoup d'humour dans ce livre, c'est un réel point fort. Vous y trouverez également de l'amour, le grand, le beau, le vrai, le carrément suicidaire, des personnages qui au moment le plus terrible de leur existence vont tomber amoureux. Un bon groupe de personnes qui au fil des épreuves et des pertes humaines vont créer une belle amitié, si bien que le lecteur se prend de sympathie pour chacun d'entre eux. Mon coup de cœur va pour le petit rigolo du groupe, un peu lourd, mais qui est pour moi un personnage clé qui participe amplement à la réussite de cette histoire.

Alors bien entendu j'attends la suite avec impatience, car Nil nous laisse sur notre FAIM (le petit clin d'œil au titre) l'attente va être longue, malgré le petit plus de fin de lecture proposée par l'auteur. Quoi qu'il en soit je serais au rendez-vous pour le second opus qui s'intitule « VIKTOR » qui doit voir le jour en fin d'année ou début d'année prochaine.


« La dernière chose qu'il avait eu la chance de voir était ce beau visage qui implorait un pardon alors que le projectile lui traversait le crâne en faisant passer la majorité de ses dents par son lobe occipital. »

« Il était couvert de sang et gesticulait comme un diable en vomissant d'horribles substances. Ses yeux étaient jaunâtres et injectés de sang. Le plus étrange, c'est qu'il n'avait même pas défait sa ceinture de sécurité et qu'il se comportait comme un gamin faisant un caprice dans son siège-auto... En plus moche. »


Résumé : « C'est la fin du monde ! On va tous y rester et crever dans d'atroces souffrances et ... une bombe atomique me kiffe ?! La vie est vraiment fantastique ! »

Un étrange phénomène se propage dans la capitale française et sa banlieue, transformant la majorité de la population en monstres avides de chair humaine. Pour une raison inconnue, certains survivants ne présentent aucun symptômes. L'épidémie est vécue à travers les yeux de femmes et d'hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer. Mathieu, Natacha et Louis vont se croiser d'une manière bien singulière. Se croyant bien à l'abri, ils apprendront que les hordes de morts-vivants qui sillonnent les rues sont loin d'être leur seul problème. Malgré eux, ils vont s'immerger jusqu'aux origines du mal.

Le Début de la Faim est également le récit d'une histoire d'amour déguisée en roman apocalyptique.


L'auteur : Né en 1966, Nil Borny n'était pas destiné à devenir "conteur d'histoire".

Parisien de pure souche, il s'exile en banlieue à la recherche de verts pâturages qu'il ne découvrira jamais. Après avoir passé sa jeunesse à ne pas faire grand-chose d'autre que l'imbécile, il réalise enfin son premier grand rêve : devenir livreur de Pizz' (et oui, il y en a plusieurs), seul moyen d'acquérir une mobylette gratis.

Suite à un grave accident causant la mort de plus d'une centaine de personnes, il apprend qu'il n'est pas judicieux d'associer de l'engrais, de la vodka et du white spirit avec un moteur à explosion. Par miracle, il s'en sort indemne et se résout à revoir ses ambitions professionnelles à la baisse.

Passionné de musique et de dessin, ses deux mains gauches ne l'aident pas à percer dans ce domaine. Néanmoins courageux, il s'inscrit aux beaux-arts où il en sortira quelques années plus tard en tant que sculpteur sur galets (véritable hantise à dégoter).

Un beau jour, sur la fin de l'été de sa vie (ça en fiche un coup, quand même !), une irrépressible envie d'écrire le submerge et le pousse à coucher quelques lignes sur papier. Étonnamment, il se surprend à aimer cela et s'en ébaubit net. Sous les conseils avisés de proches, il essaye quelque temps de faire publier son labeur, pour finalement choisir la liberté de l'auto-édition, personne n'ayant encore reconnu l'immensité de ses talents à titiller la muse.

Les avis de ses premiers lecteurs le laissent coi et certains l'incitent à poursuivre dans cette direction. Actuellement, il rédige la suite de son premier roman, Le Début de la Faim, sorti en début 2018 : Viktor devrait voir le jour en cette fin d'année 2018.



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